La charcuterie désigne l’ensemble des préparations alimentaires principalement à base de viande de porc crue ou cuite et souvent avec le sel comme moyen de conservation.
La charcuterie utilise l’ensemble des parties du porc. Elle emploie également d’autres viandes, notamment de gibier.
Le porc est l'animal le plus consommé au monde. Depuis plus de 4000 ans, sa viande est présente dans nos assiettes sous toute forme de produits, l'homme ayant trouvé une utilisation à la quasi-totalité de sa carcasse. Activité réglementée depuis le Moyen Age, la charcuterie salaison est passée de l'artisanat à l'industrie de très grande échelle durant ces 30 dernières années.
La pratique de la charcuterie remonte à des temps fort ancien, ce sont les Romains qui mirent en pratique une certaine façon d’accommoder les viandes et, plus précisément, celle du porc. Cette viande, il est vrai, se prête bien au salage et au fumage.
En France, la profession de charcutier à eu du mal à s’imposer. Ce n’est qu’au XV e siècle que les charcutiers obtinrent le droit d’être les seuls à vendre de la viande de porc crue, cuite ou apprêtée. Ils durent attendre le XVI e siècle pour avoir l’autorisation de tuer eux-mêmes les porcs. Jusqu’alors, ils achetaient cette viande aux bouchers. Le terme apparu vers le XVI e siècle dérivé de « chair cuite ». C’est en 1475 à Paris que la corporation des charcutiers « chair cuitiers » devint autonome et distincte de celle des bouchers qui conservaient le privilège de vendre des chairs fraîches.
En France, les charcuteries sont incontournables. Chaque région à ses spécialités.
Les protéines que l'on trouve dans notre alimentation sont essentielles au bon fonctionnement de notre organisme. Nos repas doivent comporter 15% de protéines. Actuellement, la consommation moyenne, en France, s'approche des 20%. Malgré cet excès, de grandes disparités existent. En effet, certaines personnes, comme les personnes âgées n'en consomment pas assez.
Pourquoi doit-on manger des protéines?
Les protéines, chaînes d'acides aminés, sont des éléments indispensables à la constitution de nos cellules.
L'organisme n'est pas capable de produire lui-même les protéines. C'est pourquoi, une alimentation variée est indispensable (viandes, charcuteries, poissons).
Ou trouver les protéines?
Les protéines ayant un intérêt nutritionnel majeur sont celles d'origine animale puisque ce sont elles qui sont le mieux absorbées par l'intestin. Elles présentent l'avantage d'avoir une composition en acides aminés essentiels proche de nos besoins quotidiens. On les trouve dans les produits laitiers, les viandes, poissons, oeufs et charcuteries.
Jambon, saucisson, rillettes, foie... En France, les charcuteries sont incontournables. Chaque région à ses spécialités. Mais elles sont souvent décriées par les nutritionnistes. Qu'en est-il réellement ? Les réponses à vos questions livrées sur un plateau...
Il existe plus de 400 variétés différentes de charcuteries. Ces produits font partie de notre alimentation depuis toujours. Elles ont néanmoins mauvaises réputation car on les accuse d’être avant tout très grasses. Pourtant, la plupart d’entre elles sont légères et présentent un intérêt nutritionnel certain.
Comme la plupart des produits d’origine animale, les charcuteries sont d’excellentes sources de protéines. Elles contiennent des acides aminés essentiels indispensables au bon fonctionnement de l’organisme.
Cependant, les teneurs protéiques de la charcuterie varient en fonction des produits :
Les jambons cuits, secs, les filets de bacon, les saucissons secs et saucisses sèches sont les plus riches avec plus de 20 % de protéines. Viennent ensuite les rillettes, andouilles et andouillettes dont la teneur se situe entre 15 et 20 %. Ce sont en définitive les boudins, les saucisses, les mousses, les pâtés et les terrines qui en contiennent le moins (10 à 15 %).
Contrairement aux idées reçues, bon nombre de charcuteries méritent leur place dans notre alimentation. Ces dernières années, de nombreux industriels ont sélectionné des porcs plus maigres et ont diminué l’ajout de gras lors de la fabrication.
Ainsi, en dehors des charcuteries dites allégées, il en existe certaines qui sont naturellement maigres, avec moins de 15 % de matières grasses.
Attention cependant, certaines charcuteries méritent bien leur réputation. Elles sont très riches en graisses et doivent donc être consommées avec modération. C’est le cas du cervelas, de la mousse et du pâté de foie, de la mortadelle, de tous les pâtés de campagne, des rillettes, des saucissons secs, du chorizo, du salami sans oublier le célèbre foie gras qui, à lui seul, renferme 44 % de matières grasses.
Saucisson, jambon, rillettes, salami… Avec plus de 400 spécialités charcutières différentes, la France n'est pas que le pays du fromage ! Souvent mises à l'index, accusées de tous les maux, les charcuteries ont de quoi se défendre. Le point pour faire la peau aux idées reçues
Quelques réponses aux questions que vous vous posez face à votre assiette de charcuteries…
Tout dépend des charcuteries ! Elles se distinguent par une immense variété qui fait osciller leur teneur en matières grasses de 2 à 45 %. Les jambons cuits, d'autant plus qu'ils sont dégraissés, apportent moins de 115 kcal aux 100 g, ils sont encore plus lights que le poulet ! Les jambons crus ou secs qu'ils soient de Bayonne, de Savoie, d'Auvergne, de Corse, d'Italie ou d'Espagne tournent, comme le boudin aux alentours de 200-250 kcal aux 100 g. C'est loin d'être dramatique, à titre de comparaison un petit paquet de chips est plus caloriques ! Certes, les pâtés, les saucissons et les rillettes font monter l'addition : la plupart des pâtés affichent 300 à 320 kcal pour 100 g, et les rillettes, plus moelleuses, flirtent avec les 400 kcal. Contrairement à ce que l'on pourrait penser, la palme de la charcuterie la plus calorique ne revient pas au foie gras (qui ne contient "que" 490 kilocalories !) mais au salami qui crève le plafond avec plus de 550 kcal. Le problème calorique de la charcuterie se complique si vous les dégustez systématiquement avec des tartines beurrées…
Bref, à condition de les varier, d'éloigner le beurre et de limiter les plus riches aux grandes occasions, la charcuterie ne pousse pas au surpoids.
Les charcuteries apportent en moyenne 40 % d'acides gras saturés. Elles se composent en majorité d'acides gras insaturés. Près de 50 % de ces lipides sont des acides gras moins saturés. Elles contiennent également des acides gras poly insaturés, essentiellement sous forme d'oméga 6. Attention, toutes les charcuteries ne se valent pas. Si une tranche de jambon (50 g) ne contient que 5 g de lipides, la même quantité de rillettes en contiendra plus de 20 g… Alors gare aux excès : la plupart des charcuteries sont extrêmement grasses et ces produits sont proscrire si vous devez surveiller votre taux de cholestérol.
Bon à savoir : certaines offrent d'excellentes teneurs en fer. La palme revenant au boudin noir qui en apporte 19 mg aux 100 g. Elles fournissent également du zinc et des vitamines du groupe B.
Au rayon charcuterie, on trouve de tout et à tous les prix. Certaines, préparées de façon ancestrale, sont cuisinées suivant les règles de l'art et leurs ingrédients sont soigneusement sélectionnés. D'autres plus courantes ne dédaignent pas le recours aux gélifiants, stabilisateurs, colorants, conservateurs et autres additifs. Un monde sépare le Pata Negra espagnol du jambon sous cellophane, le foie gras artisanal de la mousse industrielle et la véritable saucisse de Francfort des knackis. Evidemment l'emballage et le lieu de vente donnent des indications sur la qualité. Au supermarché, les appellations et les étiquettes permettent de choisir en connaissance de cause. La mention "supérieur" indique simplement que les produits ont plus d'ingrédients nobles et moins d'additifs que les produits standards. Pour être qualifiées de "traditionnelles", les charcuteries ne doivent contenir aucun colorant et un nombre très limité d'additifs. "Les authentiques" précisent l'origine géographique de la charcuterie. Enfin la dénomination "montagne" vous assure que toutes les matières premières sont issues de la montagne et que la fabrication s'est faite en altitude.
Traditionnellement le sel est utilisé comme conservateur et exhausteur de goût. Les charcuteries les plus salées sont les jambons crus, 6,5 g de sel aux 100 g et les saucissons qui en contiennent 4 à 5,5 g. Ces produits cumulent ajout de sel et séchage, or cette opération concentre les teneurs. Les rillettes, les pâtés, ainsi que toutes les charcuteries cuites (jambon, saucisson, rôti de porc, épaules ou jambonneaux)… ont une teneur en sel qui avoisine les 2,5 g de sel aux 100 g. Les charcuteries peuvent contribuer à augmenter fortement le statut en sel, dont l'excès est néfaste pour la santé. Les recommandations actuelles préconisent un apport de sel entre 6 à 8 g par jour et l'Agence Française de Sécurité Sanitaire des Aliments a sommé les industriels de réduire la teneur en sel de leur produits. Pour l'instant le statu quo semble encore régner et les industriels arguent de la complexité de l'opération, en particulier pour les jambons et les saucissons secs. Un seul conseil quand vous mangez de la charcuterie, ne salez pas les accompagnements.
Chez Cochon
208, av. François Arago
92000 Nanterre
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